Fécamp, dont le nom médiéval "Fiscannum " dérivant du terme germanique "fisc " signifiant poisson, attestant bien la vocation maritime, fut aussi l'un des hauts-lieux monastiques de Normandie.
Jusqu'en 1204, Fécamp est résidence des Ducs de Normandie et l 'Abbaye s'enrichit, le port se développe et devient au cours des siècles le premier port morutier français.
Fécamp, ville d'Art et d'Histoire du département de la Seine-Maritime, située à 36 kms du Havre et 200 kms de Paris, offre une grande variété de sites et monuments à visiter laissant ainsi à chacun la liberté de découvrir à son rythme cette ville.
L'Abbatiale de la Trinité, chef d'œuvre du gothique primitif datant du XIIème siècle, a des grandeurs de Cathédrale. Elle recèle de nombreux joyaux, dont la chapelle de la Vierge et ses vitraux du XIVème, les vestiges du jubé du XVème siècle, les balustrade de style italien du XVIème siècle, un important baldaquin en bois doré du XVIIIème siècle, son orgue, remplacé par celui des monastère des Bénédictines de Montvilliers (1746). Elle est la sépulture des Ducs de Normandie Richard 1er et Richard II. Cette Abbatiale se visite toute l'année comme bon vous semble, cependant si vous désirez bénéficier des commentaires des guides conférenciers vous devrez prendre rendez-vous...
Face à cette Abbatiale, les vestiges du Palais Ducal rappellent l'attachement des successeurs du Normand Rollon à Fécamp. Le site permet de connaître l'habitat des Xème et XIème siècles. Derrière l'abbatiale, les vieux quartiers témoignent du riche passé de Fécamp : maisons de la rue Arquaise et de la rue de l'Hôpital (XVème siècle et XVIIème siècle), Hostellerie de la Fleur de Lys (Hôtel du grand Cerf, XVIème siècle), rue des Forts.
Autre lieu de culte, héritage d'un riche passé, l'Eglise Saint-Etienne. Cette église conserve de son vaste projet de construction du XVIème siècle, le transept, l'abside et le portail sud. Au centre de l'édifice, de belles colonnes Renaissance s'élèvent vers le ciel.
Fécamp, ville d'art, recense un grand nombre de musées de nature diverse et variée permettant à tout un chacun d'enrichir sa culture. Le musée des Arts et de l'Enfance, installé dans un hôtel particulier entouré d'un important parc arboretum, s'élève sur trois étages, tous séparés en plusieurs salles de thèmes différents. Ainsi, le rez-de-chaussée est destiné à l'art religieux provenant de l'Abbatiale de la Trinité, à la céramique (présentation d'une importante collection) et au mobilier. Au 1er étage vous pourrez admirer des collections d'ivoires, des peintures des écoles françaises du XVIIIème et du XIXème siècle, et une rare collection de biberons de l'Antiquité à nos jours évoquant ainsi le thème de l'enfance. Au deuxième étage, une collection d'armes et d'objets archéologiques.
Sous les combles, aménagement d'un intérieur cauchois et mise en scène sur le thème de l'enfance en pays de Caux.
Le musée des Terre-Neuvas et de la pêche, ouvert en juillet 1988, sur une initiative de la ville de Fécamp, a pour vocation de présenter le riche passé maritime de Fécamp et notamment les traditions liées à la pêche. Edifié sur le site idéal du front de mer, ce musée relate la grande aventure des marins fécampois qui partaient pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. C'est au moyen de maquettes, d'outillage, d'ex-voto et d'embarcations que les traditions de la construction navale héritées des Vikings, la pêche harenguière, la pêche originale des Yportais ainsi que la génération de chalutiers modernes sont évoquées. Pendant plus d'un siècle, Fécamp fut la capitale des Terre-Neuvas.
Grand atout de la ville, à ne manquer sous aucun prétexte : Le Palais Bénédictine. La curiosité et l'audace, le goût des rêves et l'art très moderne de les matérialiser : Alexandre Le Grand, le légendaire fondateur de BENEDICTINE, a l'étoffe d'un bâtisseur d'empire. En 1863, ce négociant en vins de Fécamp, qui est aussi un grand collectionneur d'art, retrouve un grimoire datant d'avant la Révolution. Parmi d'autres recettes, y est consignée celle, plutôt énigmatique, de l'élixir de Dom Bernardo Vincelli, un bénédictin vénitien de la Renaissance, qui a séjourné à l'Abbaye de Fécamp.
Patiemment, Alexandre Le Grand déchiffre la précieuse formule où la myrrhe voisine avec le genièvre, le safran avec l'écorce de citron.
Au fur et à mesure que s'égrène la savoureuse litanie des 27 plantes indispensables à la réussite de l'élixir vénitien, un rêve grandiose prend forme dans son esprit. Il va ressusciter cette boisson secrète des bénédictins, dont la production a été brutalement interrompue à la Révolution. Mieux, et parce qu'il est animé d'une foi intense, il va édifier un palais digne d'abriter les trésors de l'abbaye de Fécamp, dispersés pendant la tourmente de 1789. Palais abbatial, palais-usine, lieu baroque où coexistent une distillerie et un musée : tout a été dit par des visiteurs illustres sur cet incroyable Palais BENEDICTINE qu'Alexandre Le Grand fit construire par un émule de Viollet-Le-Duc.
C'est là que, depuis 132 ans, s'opère la délicate alchimie qui préside à la naissance d'une boisson appréciée dans le monde entier. Les Chinois la considèrent comme un élixir de longévité. C'est là encore qu'un public toujours plus nombreux vient découvrir les chefs d'œuvre de l'art sacré, de la Renaissance à la Belle Epoque.
BENEDICTINE est élaborée d'après la recette mise au point en 1863.
Aujourd'hui comme hier, il faut 24 mois pour fabriquer la liqueur normande redécouverte par Alexandre Le Grand. Lourdes balles d'épices venues des ports les plus lointains, rouges alambics en cuivre martelé : c'est un plaisir rare que d'assister à la pesée des fameuses 24 plantes versées à la main dans les alambics. Par distillation, infusion et macération, 5 alcoolats, nommés joliment " esprits ", sont obtenus. Après avoir reposé deux mois dans d'imposants foudres de chêne d'une capacité de 30.000 litres, ils sont mélangés, le dosage est évidemment secret, puis à nouveau chauffés. Vous attendez encore un an, et BENEDICTINE est prête à boire...
Lentement, cela va sans dire et, bien entendu, nature ou sur glace, pour en exprimer toute la subtilité. Les amateurs connaissent déjà les nombreuses manières de savourer cette boisson qui se prête à de multiples associations : du chocolat ou du champagne en passant par le classique B AND B (BENEDICTINE AND BRANDY), inventé un soir des années 30 au célèbre Manhattan, le " Twenty One ".
Très visité, le Palais Bénédictine renferme aujourd'hui trois centres d'intérêt :
Une collection d'objets d'art religieux des XVème et XVIème siècles, présentés dans une succession de salles néo-gothiques et néo-renaissances tels qu'ils étaient au début du siècle. Véritable " musée d'un musée ", cet ensemble constitue un modèle de muséographie particulièrement original.
Une distillerie dans laquelle s'élabore la célèbre liqueur. Joyau rutilant aux alambics de cuivre martelé, baignée de l'odeur des plantes rares venues de toutes les latitudes de la planète, celle-ci représente un bel exemple d'archéologie industrielle, rien n'ayant changé depuis plus d'un siècle.
Une galerie d'art, qui a ouvert ses portes le 23 juin 1988. Parmi les vastes entrepôts, un espace de 400 m2, réparti en 4 salles de proportions diverses, fut restauré avec l'aide de Bruno Bardot, jeune architecte parisien. Bénéficiant de l'organisation du musée, ceci constitue désormais une structure d'accueil pour des expositions à caractère temporaire.
Fécamp, pourvue de 13 hôtels, 24 restaurants, d'un casino et d'un camping, est équipée du confort nécessaire pour un séjour plus ou moins long dans la ville.
Renseignements
Office du Tourisme
113, rue Alexandre Le Grand - B.P 112
76 403 Fécamp Cedex
Tél : 02.35.28.51.01