Chef-lieu du département de la Manche, situé à 35 kms de Bayeux, Saint-Lô a été entièrement reconstruite après les destructions de juin 1944. De son passé, la ville a gardé les remparts dominant la Vire, l'église Notre-Dame des XIVème et XVème siècles et l'église de l'ancienne abbaye Sainte-Croix.
Le musée des Beaux-Arts n'a pas été épargné par les bombardements. Entièrement détruit en 1944, il a été réinstallé dans l'enceinte du centre culturel Jean Lurçat et inauguré en 1989. Dans ces locaux d'une architecture contemporaine de grande qualité sont exposés les tableaux et tapisseries qui ont pu être sauvés du massacre. De remarquables tapisseries des XIV et XVIIème siècles sont réparties dans plusieurs salles dont une rotonde mettant particulièrement en valeur la célèbre "tenture des Amours de Gombault et Macée " datant du XVIème siècle. Un grand nombre de tableaux de peintres français tels que Boudin, Corot, Millet...ornent les murs du musée.
Les techniques de la vie rurale de Basse-Normandie et leur évolution du XIVème au XXème siècle n'auront plus aucun secret pour vous après votre visite au musée du Bocage normand installé dans la ferme de Boisjugan. Une vaste ferme typique des XVIIème et XIXème siècles, devenue propriété de la ville dans les années 80, sert de décor aux 2 300 objets, liés à l'agriculture et à l'artisanat du Bocage normand, rassemblés depuis les années 40. Ouvert en 1989, le musée n'est pas entièrement restauré, 4 salles sont ouvertes au public dans la maison d'habitation, les autres seront accessibles une fois les travaux de restauration achevés. Parallèlement aux expositions temporaires proposées tout au long de l'année, chaque été des animations attirent un grand nombre de visiteurs. Vers la mi-août, pour célébrer la "fête du beurre ", des artisans de la région font revivre diverses pratiques anciennes : fabrication du beurre, du pain, attelage des chevaux... Un repas normand est alors proposé aux gourmands, en musique grâce à l'accompagnement des groupes folkloriques présents pour l'occasion. Autre originalité de la maison, le rucher-école propose aux adultes comme aux groupes scolaires des cours d'apiculture.
Saint-Lô, capitale du cheval, possède un Haras National très convoité dans ce monde où l'art et la passion sont à la gloire du cheval. Le haras actuel, constitué de bâtiments ordonnancés autour d'une cour d'honneur voit le jour en 1886. Parmi les 23 établissements qui constituent le service des Haras Nationaux dépendant du Ministère de l'Agriculture, celui de Saint-Lô est le premier par son nombre d'étalons. Berceau de la race Selle français, cheval de sport par excellence, le haras accueille près d'une centaine d'étalons de sept races différentes. Situé dans une région d'éleveurs de chevaux, (3000 éleveurs de chevaux toutes races confondues), le Haras propose de nombreux services : étalonnage, techniques modernes de reproduction, identification des poulains...qui associent savoir-faire traditionnel et secteurs de pointe. Le Haras se trouve également associé aux grandes manifestations équestres de par son rôle de partenaire privilégié des éleveurs pour la promotion et la production de la race Selle français dont il compte, en ses murs, pas moins de cinquante pensionnaires.
La ville conserve quelques témoignages du passé, édifices qui ont, sans exception, dû être restaurés après la guerre.
Bien qu'ayant subi de nombreux remaniements, l'église abbatiale Sainte-Croix, consacrée en 1204, est sans aucun doute l'édifice le plus ancien de Saint-Lô. Il ne subsiste de cette époque que le portail et les premières travées, le clocher déjà reconstruit en 1860, abattu en 1944, est remplacé par un campanile de béton à croisillons. Aujourd'hui, les bâtiments ont perdu leur fonction première : certains ont été transformés en haras, d'autres en salle de concerts de rock.
Edifice de style gothique flamboyant, l'église Notre Dame, fut construite par étapes à partir du XIIIème siècle. " Ce vaisseau de pierre digne d'une cathédrale " conserve des cicatrices de la guerre. Un mur de schiste vert clôt la nef remplaçant ainsi la façade non restaurée. Des vitraux datant des XVème et XVIème siècles sauvés du désastre, ainsi qu'un obus de la seconde guerre mondiale fiché dans la pierre font partie des originalités de cette église.
En 1888, Arthur Le Duc, artiste originaire de Torigni-sur-Vire, sculpte une laitière normande marquée par le travail difficile de la terre, sa canne à lait sur le dos. Quelques années plus tard ce chef d'œuvre très apprécié, la Laitière Normande, est alors transformé en statue de bronze et installé devant l'église Notre Dame à Saint-lô. Cette statue ne résista pas à l'occupation, elle fut déboulonnée et fondue. Les habitants de la région n'en restèrent pas là et rassemblèrent tous leurs efforts pour voir à nouveau le symbole du labeur bocager représenté par une réplique de la Laitière Normande. Ainsi sollicité, Louis Debré, auteur de la statue de Georges Pompidou sur les Champs-Elysés, s'est mis à l'ouvrage. Depuis 1986, la statue a retrouvé son socle et trône toujours dans la ville, à la grande fierté de ses habitants.
La ville s'est dotée de onze hôtels et dix-huit restaurants pour rendre votre séjour le plus agréable possible.
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